Paris je t’aime, tu m’as rendue dingue

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Jardin du Trocadéro – août 2014

Tu as perdu tes lumières dans mon coeur. Aujourd’hui, je ne vois plus que ta tristesse et ta colère. Et pourtant Dieu sait que tu m’as inspirée. Ton architecture que je regarde toujours avec émerveillement, avec mon regard d’enfant ébahi devant tant de beauté. Les façades de tes immeubles Haussmanniens sont un de tes joyaux. Je t’ai traversée en long, en large et en travers (ni vois aucun jeu de mots, quoique !!!), à pied, à vélo ou en métro. T’admirant et parfois je ne te comprends pas. Ton odeur dans le métro m’insupporte. Tous ces gens malheureux qui vivent sur tes trottoirs me déchirent le coeur. Ton fleuve qui m’apaise tant est pourtant ta poubelle.

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Le Pont des arts – mai 2015

Tant de fois tu m’as permis de m’évader grâce à la multitude de lieux que tu proposes. Tu m’as permis de toucher de près un de mes moyens d’expressions favoris : la danse. Avec les lieux que tu me proposes mon choix est sans fin. Lorsque je suis dans ces endroits sombres, j’oublie tout. Comme je dis je me défoule, je trouve un moyen de faire une pause à mon cerveau. Et ça tu as réussi à me le permettre souvent. Dans ces moments-là, je me lance tel un taureau que l’on libère dans l’arène, je prends de la place en bougeant, alors je me fais remarquer parfois à dessein, parfois sans le vouloir.

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Halloween 2013

C???est une de ces fois-là, où tout a basculé !

Alors que je me défoule avec des amis, je me sens comme un animal en train de mourir autour de vautour. Alors que j’essaie de trouver la force de me défendre par les mots, alors que par 3 fois un vautour se fait de plus en plus menaçant, avec son bec il m’attrape, il me sert de plus en plus fort. Alors que les mots ne suffisent plus, c’est le geste qui prend la place. Je me sens seule, incomprise, je ne vois plus rien autour de moi, ni amis, ni solution alors le coup part ! Je lui claque violemment le visage et comme il ne me comprend toujours pas, le 2ème part et cette fois dans la tête.
Et là je vois surgir de nulle part mes copines, 2, qui viennent me protéger, je me sens mieux, rassurée et tellement tellement en colère, s’ajoute 2 copains vautours. La scène me semble irréelle ! Sommes-nous en train de tourner un remake de la guerre des sexes ?? Et là un copain vautour me propose d’aller dehors pour me calmer. Suis-je devenue un homme ? Moi avec mes 54 kg, mes bras d’enfant, je ne comprends pas ???

Alors me voici partie dans une joute verbale sans fin avec le copain vautour qui m’explique que ce n’est pas la faute de son copain il avait bu ! Et ça c’est une excuse bordel de merde, l’alcool ça fait sauter les barrières, ça montre la vraie nature des gens !!! Il me demande si j’ai bu : et non !!!! Parce que quand j’ai bu je me transforme en Bisounours, je veux faire des câlins à tout le monde (en tout bien tout honneur, enfin sauf des fois !!!)

Ce copain vautour me dit qu’il aimerait que sa copine sache se défendre comme moi. Pour autant il est dur dans son discours et me fait mal, mon coeur est touché, affaibli et la colère est de plus en plus forte et mon coeur a de plus en plus mal.

Et là c’est copain DJ qui arrive s’excuse pour son copain vautour n°1 et me demande quelle musique peut m’apaiser. Alors que la musique m’apaise en temps normal, j’ai envie de la lui faire bouffer sa musique, il s’envole et la joute verbale continue avec copain vautour n°2.
Pour recevoir le coup de bec qui tue : si pour moi la violence est un moyen d’expression alors ça signifie que quelque part je cautionne le terrorisme ! C’en est trop ! Je n’en peux plus, Paris tu m’as trop blessé.

Oui j’ai utilisé la violence parce que je me sentais en danger face à un homme. J’assume et pour autant je déteste ce que j’ai fait. Moi qui aime manier les mots, je m’en veux d’avoir fait ça. Je m’interroge, j’hurle contre toi Paris ! A quel moment homme et femme a-t-on laissé les choses en arriver là ? A quel moment il est normal d’excuser l’alcool quand un homme me touche le bras et que par 3 fois je lui demande d’arrêter sans rien y faire. Dans ce lieu de la nuit où sont les personnes qui gèrent la sécurité, trop occupées à regarder si tu as les bonnes chaussures pour rentrer, qu’elles oublient de surveiller l’intérieur. C’est vrai Paris chez toi, souvent, l’habit fait le moine !
A quel moment 2 coups avec la main peuvent être comparer avec des coups de feu ????

Aujourd’hui, je prends mon arme : les mots pour exprimer mon amertume et ma déception envers toi Paris, tu fais la guerre à l’extérieur pour ne pas voir ce que se passe à l’intérieur.

Alors c’est décider, je fais ma valise pour retrouver la mer et mon rocher. Mon rocher qui me permet de trouver la force pour me maintenir la tête hors de l’eau, et qui en même temps à assez de douceur pour que je puisse m’asseoir à côté de lui. Et je regarde les vagues qui caressent les maux de mon coeur et petit à petit les nettoient, les pansent !

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Mai 2016 – St Marc

Alors que je me sentais comme un cupcake dans un monde de tarte, je me sens comme un poisson dans l’eau : à ma place !

Laurence
écrit fin mars 2016

2 réponses à “Paris je t’aime, tu m’as rendue dingue”

  1. Arzu GEDIKLI dit :

    Bravo pour ce partage!
    Je reconnais bien Paris dans ta description …et je sens le calme dynamique avec le rocher dans la mer.

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